Digital nomad pendant un an

Quitter Paris et aller de ville en ville : mon bilan après un an en tant que digital nomad !

Digital nomad pendant un an

Après avoir fait mes études en banlieue parisienne et en Suisse, j'ai souhaité entrer dans le monde du travail par une entreprise que j'admire énormément : Capitaine Train. Les bureaux étant à Paris, j’ai donc emménagé dans la capitale.

Après quatre ans où j’ai changé deux fois d’entreprise, j’ai progressivement constaté que la vie parisienne me rendait de plus en plus malheureux : beaucoup trop de voitures pour moi, des avenues larges comme des autoroutes à la seule différence qu’on a mis des brasseries sur les côtés, une pollution omniprésente, du bruit et des klaxons nuit et jour, un océan de béton avec un accès très compliqué à la nature, les parcs les plus proches victimes de leur succès étant loin d’être une source d’appaisement, une taille inhumaine qui fait qu’on passe beaucoup de temps à se déplacer, que ça soit à vélo ou en métro. Après il y a des avantages qui contrebalancent tout ça, qui font que deux millions de personnes ont l'air de s'y plaire, mais pour moi ça n'allait plus.

Je savais qu’il fallait que je parte, mais je ne savais pas où aller : finalement je connaissais assez peu de villes, et aucune suffisament pour y envisager un déménagement. Mon entreprise, Shine, venait alors de mettre en place une politique et des contrats 100% télétravail, je n’avais donc pas à changer de boite, je pouvais aller où je voulais.

Comme je ne savais pas où aller, j’ai décidé de devenir nomade : je changerai de ville tous les un, deux, trois mois, pour prendre le temps de visiter, jusqu’à trouver l’endroit où m’arrêter.

Je ne suis pas le seul à adopter ce mode de vie qui a un nom : les digital nomad. Des gens qui ne louent pas de logement, qui n’ont pas d’adresse fixe, qui déménagent souvent, tout en télétravaillant.

Devenir Digital Nomad

Changer d’endroit régulièrement nécessite d’avoir peu d’affaires avec soi. On ne bouge pas avec un camion de déménagement lorsqu’on est digital nomad, mais avec seulement un ou deux sacs pour voyager en train (évidemment si vous bougez en voiture vous pouvez prendre plus de choses). Cependant, un sac peut sembler un peu juste pour stocker toutes les affaires dont on a besoin sur une année : par exemple si on doit emmener avec soi l’été ses affaires d’hiver, gros manteaux, écharpes, chaussures, ça ne serait pas très pratique. De même si en hiver on bouge avec ses shorts, maillots de bain, serviettes de plage…

L’idée est donc d’avoir une “base” quelque part pour stocker quelques affaires, où il est possible de passer régulièrement pour changer ce qu’on transporte entre deux villes. L’idéal pour ça est d’avoir des parents à Paris, c’est central, c’est gratuit. Malheureusement mes parents habitent à plusieurs heures de Paris, ça n’était pas envisageable.

J’ai donc décidé de louer un box sécurisé dans le centre de Paris, pour stocker quelques cartons et valises. Mon choix s’est porté sur Une Pièce en Plus, car ils ont un centre littéralement à trois minutes des bureaux de Shine. C’est une option onéreuse, je paie 160€/mois pour 3 m³, mais c’est la plus pratique pour moi. Le premier prix est 70€ pour environ 1 m³, ça dépend de la quantité d’affaires qu’il vous reste. Avec le recul j’aurais surement pu réduire un peu mon volume.

Après avoir donné mon préavis, j’ai d’abord vendu ou donné tout ce qui était encombrant : éléctroménager, meubles, lit, télévision… J’ai ensuite fait pas mal de tri pour ne garder que l’essentiel : les vêtements auxquels je tenais vraiment, un peu de décoration, des livres auxquels j’étais attaché.

Préparation et surtout numérotation des cartons

J’ai emballé toutes ces affaires dans des cartons, que j’ai numérotés, et que j’ai listés sur un document Notion sauvegardé en ligne : il fallait que je sache dans quel carton était quels vêtements ou appareils. Car contrairement à un déménagement où on fini par ouvrir tous ses cartons dans son nouveau chez-soi, dans mon petit box les affaires resteront dans les cartons. Cette liste me permettrait de savoir quel carton ouvrir pour retrouver mes chaussures de randonné ou mon duvet.

Certains cartons contenant des affaires auxquelles j’étais attachés mais dont je n’aurai pas besoin, je les ai envoyés via Colissimo chez mes parents ou ma grand-mère. C’est une solution bien plus économique, écologique et pratique que de louer une voiture pour déplacer quatre cartons sur 500 km.

J’ai déplacé tout le reste dans mon box. Attention à bien écrire le numéro des cartons sur chacun des 5 côtés visibles, ça a été bien relou quand j'avais un carton au fond dont le numéro était derrière… Aussi dans le box je conserve accessible un marqueur, du scotch et des ciseaux, afin de pouvoir ouvrir/fermer les cartons facilement.

Et me voici, le vendredi 16 juillet 2021, dans la rue, avec ma valise et mon sac à dos (et surtout mon ordinateur portable dedans).

Mon équipement

Il y a des choses que j’emporte toute l’année avec moi : MacBook Air M2, iPad Pro 11', Kindle, chargeurs associés (je recommande un Anker Nano), petite batterie externe (une Anker 633 ultra-compacte mais capable de recharger plusieurs fois mon iPhone 12 Mini), carnet de notes (un Moleskine fin pointillé), AirPods Pro, écouteurs pour le vélo (Shokz), serviette microfibre, cadenas (ces deux éléments sont indispensables pour les nuits en auberges de jeunesses), gourde isotherme, bouchons d'oreilles (pareil pour les auberges c'est pratique).

Pour l'hygiène j'ai une petite trousse de toilette Gravel Black Explorer avec dedans des petits contenants, que j'ai achetés chez Muji, pour éviter de déplacer de grosses bouteilles de crème ou de gel douche

J’emporte ensuite environ dix jours de vêtements, idéalement les plus adaptés au temps prévu pour mon futur séjour, pour éviter de transporter trop de choses inutiles. Une seule paire de chaussures polyvalente (en été j'ai des baskets Nike que j'utilise aussi à la salle de sport, en hiver des chaussures basses de rando Adidas étanches).

J’emmène aussi parfois mon vélo (un VanMoof Smart S que je loue) s’il est facile de le déplacer en train, et si je prévois de rester suffisament longtemps à ma destination (je l’ai pris à Lille, Strasbourg, Montpellier et Bordeaux ; mais pas à Briançon, ni Lyon, ni en Espagne, ni en Angleterre).

J’ai changé plusieurs fois de sacs pour porter ces affaires :

  1. initialement j’avais une valise à roulettes et un sac à dos Aer Fit Pack : à pied c’est une option acceptable, mais impossible de bouger avec son vélo, quand je suis allé à Lille j’ai donc fait deux aller-retours, un juste pour le vélo, et un avec la valise ;
  2. ensuite j’ai remplacé la valise par un sac Quechua de voyage (style Duffel) : c’est une option plus compacte que j’ai conservée six mois. Je suis allé comme ça à Briançon, Strasbourg, en Espagne, en Angleterre. Essentiellement des destinations où je n'avais pas mon vélo. Même si j'ai déjà réussi à bouger avec mon VanMoof en plus, soit en marchant à côté avec le sac en équilibre sur la selle, soit en pédalant et en posant le sac sur le guidon (mais alors c’est très très casse-gueule). Je ne l’ai fait que sur de courtes distances. L’autre inconvénient (comme la valise) c’est que ça bloque un bras lorsqu’on marche ;
  3. à Bordeaux j'ai testé une variante "mains libres" avec un sac à dos plus gros de 35L (un Aer Travel Pack) et un petit sac en bandoullière (un Aer Sling 2 X-Pac, suffisament grand pour mettre le MacBook Pro 14’ de Shine) : à vélo je mets la bandoullière devant ce qui libère mes deux bras. C’est mieux pour rouler, même si c'est inconfortable à cause du sac devant, et au quotidien le sac en bandoullière est un peu juste niveau taille, surtout quand je vais au sport après ma journée dans un coworking ;
  4. aujourd’hui je teste une nouvelle option : je bouge avec un grand sac Patagonia 55L, et je mets dedans mon sac à dos du quotidien Aer Fit Pack : ça ne me fait plus qu’un sac à porter sur le dos. C'est plus confortable à vélo, et quand je prends le train je laisse le gros sac avec les bagages et je récupère mon sac à dos que je garde à mes pieds. Seul inconvénient, ce sac Aer est quand même relativement gros, et il prend beaucoup de place dans le Patagonia. J'envisage peut-être de prendre un sac à dos plus petit. Ou bien de limiter cette option aux séjours où je dois prendre mon vélo, et pour les autres je reste sur le Quechua.

Mes destinations

Après un peu plus d’un an en tant que digital nomad, j’ai passé :

  • Un mois en Angleterre en AirBnB (Manchester, Sheffield, Leeds, Blackpool)
  • Quatre mois à Lille chez Colonies, qui propose des colivings dans une dizaine de villes en France 🚲
  • Un mois à Briançon chez CloudCitadel, un coliving au cœur des montagnes avec une vue imprenable
  • Une semaine à Lyon chez Away Hostel, une auberge de jeunesse
  • Trois semaines à Strasbourg en AirBnB 🚲
  • Une semaine à Valencia en Espagne en AirBnB
  • Trois semaines à Javea toujours en Espagne chez Sun & Co, le premier coliving à avoir ouvert en Europe !
  • Trois mois à Montpellier chez The Babel Community, un groupe immobilier proposant des complexes coliving/hôtel/restaurants à Montpellier et Marseille (et avec des projets à Bordeaux, Grenoble, Lille, Paris…) 🚲
  • Une semaine en Corse chez un ami
  • Un autre mois au Royaume-Uni en AirBnB (Brighton, Bristol, Oxford, Edimbourg, Glasgow, Londres, où j'ai pu prendre le Caledonian Sleeper)
  • Deux semaines à Bordeaux en AirBnB 🚲

Vivre en coliving

Je parle beaucoup de colivings depuis tout à l'heure, mais peut-être que vous ne savez pas de quoi il retourne.

Il s'agit en gros d'une colocation, clés en main/avec des services complémentaires, dont les formalités sont légères et en ligne, et gérée par une entreprise.

Vous avez votre espace pour dormir (soit une chambre privée, soit une chambre partagée), et vous partagez ensuite les espaces communs avec les autres colivers : salon, cuisine, espace de travail, terrasse, parfois salle de sport ou de cinéma. Les espaces communs sont nettoyés par l'entreprise gérante, et parfois les draps et serviettes de bain sont fournis.

Les colivings dans les grandes villes (comme Colonies ou Babel) sont encore plus proches d'une colocation "classique" car vous avez un vrai bail, pas de date de départ mais un préavis d'un mois, les séjours durent facilement plusieurs mois voir plus d'un an, et souvent la vie en communauté est assez limitée (car les gens ont leur travail ou leurs études à côté, et donc un cercle en dehors du coliving).

Les colivings dans les petites villes (comme CloudCitadel ou Sun & Co) sont différents : lorsque vous réservez votre séjour vous indiquez une date d'arrivée et une date de départ (comme AirBnB), les séjours sont plus courts, vous n'avez pas de bail, et souvent la vie en communauté est très riche car les colivers sont en télétravail et souhaitent faire des activités/découvrir la région durant leur séjour.

À CloudCitadel et Sun & Co par exemple chaque lundi a lieu un "family meeting", rassemblant tous les colivers, pour établir le planning de la semaine : chacun.e propose des idées d'activités (sortie kayak de mer, randonnée, restaurant, raquettes, journée ski…), et si plusieurs personnes sont intéressées, alors l'idée est inscrite dans l'agenda (rien d'obligatoire évidemment). Chaque samedi soir a lieu un "family dinner" : tout le monde prépare le repas puis on dine ensemble. Ces différents évènements rythment la semaine et créent rapidement une cohésion entre les colivers.

Ce qui me plait dans ce mode de vie

Devenir digital nomad m’a permis de découvrir beaucoup plus de villes que lorsque j’habitais Paris et que je bougeais seulement aux vacances ou pour de longs week-ends. Je n'ai jamais autant bougé, sans pour autant augmenter mon budget car je n'ai plus de loyer parisien élevé !

Lorsque je vais quelque part, je ne reste pas qu’un week-end prolongé mais au moins plusieurs semaines. Ça change totalement la façon de voyager, on prend beaucoup plus le temps, et ça permet de découvrir beaucoup plus en profondeur la ville. On devient même un local avec ses habitudes, on rencontre des nouvelles personnes, on s'approprie la ville pendant quelques mois. C'est un sentiment très agréable.

En plus de découvrir une nouvelle ville, vous avez accès à une nouvelle région : quand j'étais à Lille j'en ai profité pour aller en Belgique découvrir Bruges, Gant, Anvers que je ne connaissais pas ; quand j'étais à Montpellier je suis allé dans les Pyrénnées faire le train jaune, j'ai fait du vélo jusqu'à Agde en passant par Sète ; quand j'étais à Strasbourg je suis allé à Baden—Baden et à Colmar…

Point bonus, si vous avez un emploi du temps flexible, vous pouvez visiter les trucs touristiques en dehors des week-ends où il y a souvent beaucoup de monde (la cathédrale de Strasbourg par exemple ou la grande-roue de Lille).

Dans les colivings (Lille à Colonies, Briançon à CloudCitadel et Javea à Sun & Co) j’ai rencontré beaucoup de gens et on a fait pas mal d'activités ensemble.

Enfin, bouger m'a aussi permis de rendre visite à des ami.e.s qui n'habitent pas Paris : j'ai ma cousine dont je suis très proche qui habite Strasbourg, des cousin/cousines sur Bordeaux, mes meilleurs amis à Lille, Toulouse ou Valencia… Lorsque j'habitais Paris je ne les voyais qu'un ou deux week-ends maximum par an, là j'ai pu passer plusieurs semaines avec eux/elles. J'ai même télétravaillé quelques semaines depuis chez ma grand-mère, très contente de me voir aussi longtemps, et moi aussi !

Ce qui me plait moins

Lorsqu’on ne reste que quelques semaines où quelques mois, il est difficile de se faire de nouveaux amis, c’est quelque chose qui prend du temps et qui demande un peu de chance. Et lorsque vous commencez à construire quelque chose avec quelqu’un, alors vous repartez pour une autre destination, où il faut recommencer à zéro. C’est, pour moi, le plus difficile. J’étais content de repasser régulièrement par Paris pour y revoir mes amis. Après à l’inverse, dans certaines villes j’ai pu retrouver des contacts, amis ou famille, et les voir beaucoup plus que quand je vivais sur Paris. Mais ça n’étais pas la majorité des villes.

Comme on bouge souvent, on habite toujours dans un lieu qui ne nous appartient pas. Ça n'est pas notre décoration, pas nos meubles, pas nos appareils, et on va pas vraiment investir dedans. C’est toujours un petit peu désagréable de ne pas se sentir chez soi.

Et dernière chose, il est également compliqué/impossible de s’investir dans certains clubs ou associations qui se font uniquement sur l’année, comme un cours de danse ou une association de plongée. On peut faire de la muscu en salle ou aller grimper une après-midi, mais s’intégrer à un groupe récurrent, ça se fait avec un engagement annuel.

Ressources

  • Comment trouver des coliving ?
    J’utilise http://coliving.community et Google Maps. Ça passe aussi par le bouche-à-oreille en discutant avec des colivers justement.
  • Si on n'est pas en coliving, d'où travailler ?
    J'essaie de privilégier les coworking, généralement Google Maps suffit à les trouver (attention, tous ne proposent pas des pass à la journée, mais si votre passage est court certains proposent des "journée d'essai" gratuites). Sinon certains cafés se prêtent au télétravail, je cherche "café laptop" ou "café prises" sur Google Maps. Parfois chercher "remote friendly café nomdelaville" permet de trouver des articles de blog ou des sites recensant/notant les cafés adaptés au télétravail. Enfin si vous ne passez pas d'appel, la plupart des bibliothèques municipales disposent d'espaces très calmes de travail
  • Où acheter ses billets de train ?
    Pour la France, j’utilise https://trainline.fr/business, pour le Royaume-Uni j’utilise https://thetrainline.com, et pour l'Europe j’utilise aussi le moteur de recherche de la Deutsche Bahn, qui dispose de tous les horaires des trains (pas que des trains allemands). TheSeat61 est enfin une source d’informations très utile sur les spécificités de chaque pays.
  • Où faire du sport quand on est nomade ?
    Plusieurs options s'offrent à vous : certains colivings (comme CloudCitadel) disposent d'une petite salle de sport, certaines salles de sport proposent des abonnements sans engagement ou à la journée (je cherche les salles autour de ma position via Google Maps puis il faut creuser chaque site), de plus en plus de villes offrent des installations de street workout (pareil Google Maps les référence généralement), et sinon il y a les piscines municipales, les salles d'escalade…
  • Quelle carte bancaire à l'étranger ?
    J'utilise N26 avec un abonnement N26 You pour recevoir mon salaire et pour toutes mes dépenses. Il n'y a aucun frais lorsqu'on paie ou retire à l'étranger, ni lorsqu'on paie en devise étrangère, et l'app est très très bien faite.
  • Un VPN ?
    Il n'est pas rare de bosser depuis des cafés ou des Wi-Fi publics non sécurisés, pour avoir un peu plus de vie privée (même si la plupart de nos usages sont en https, les risques sont limités au DNS et au http), j'utilise Surfshark.

Je me suis essentiellement cantonné à la France car Shine impose la contrainte d’un maximum de trente jours consécutifs à l’étranger, mais si vous pouvez voyager plus loin, NomadList peut s’avérer intéressant.

Bilan carbone

Vous avez pu noter que je ne suis pas parti très loin de la France, j'aurais pu aller aux Canaries ou au Costa Rica, mais pour des raisons environnementales je prends l'avion le moins possible. L'objectif de carbone par personne est de six tonnes pour 2030 et deux tonnes pour 2050. On ne peut pas les atteindre en prenant l'avion. Heureusement, on a la chance en France et en Europe d'avoir un réseau ferré très développé, et on a tellement de choses variées à voir que ça devrait m'occuper un moment.

98% des kilomètres que j'ai effectués l'ont donc été en train, j'ai juste pris le bateau pour la Corse et pour mon aller en Angleterre, ainsi que le bus pour faire Valencia → Javea (l'Espagne n'est pas vraiment le pays du train malheureusement…). Mais on peut facilement rejoindre l'Espagne ou l'Écosse depuis Paris en train, et pour pas forcément plus cher.

Mes émissions en France sont d'environ 100 kg de CO2eq ; au Royaume-Uni de 150 kg (alors que j'ai fait beaucoup moins de kilomètres mais l'énergie est moins décarbonnée et beaucoup de lignes sont encore au Diesel) ; pour le bateau on tourne autour de 50 kg ; et pour le bus 20 kg.

Ce qui nous fait donc un total de 320 kg de CO2 pour le transport longue distance ! Ça n'est pas négligeable mais j'ai beaucoup bougé, c'est largement inférieur au français moyen (plus proche des 2-3 tonnes) et surtout ça rentre dans l'objectif de 2050 (les transports représentent environ un quart de notre budget carbone de deux tonnes, ce qui correspond à 500 kg).

On peut donc être digital nomad et découvrir plein d’endroits magnifiques sans prendre l’avion.

Prochaines destinations

Dans ma liste figurent le Portugal avec Lisbonne, que je ne connais pas du tout, et la prochaine grosse région qui m’attire est le nord de l’Europe : Berlin, Hamburg, Copenhague et Norvège, Suède, Finlande. Mais comme cette zone est grande et commence à être pas mal éloignée de Paris, c’est un voyage sur au moins deux mois.

Je pense aussi que je vais bientôt me poser, peut-être pour un an ou deux, pour retrouver une vie sociale plus stable, peut-être à Strasbourg ou à Bordeaux, deux villes que j’ai beaucoup aimées.

Des questions, des remarques ? Vous pouvez m'écrire sur Twitter @newtag.

Carte interractive des villes où j'ai habité ces 14 derniers mois, et des trajets que j'ai effectués. Source disponible sur Github : https://github.com/NTag/blog-digital-nomad